Entrer en établissement médicalisé, c’est d’abord accéder à des soins adaptés, dispensés par une équipe pluridisciplinaire. Que comprend réellement ce suivi ?
- Présence médicale : chaque EHPAD dispose d’un médecin coordonnateur. Il établit le projet de soins personnalisé en lien avec le médecin traitant, qui reste librement choisi par le résident.
- Soins d’infirmiers et aides-soignants : médicaments, pansements, injections, surveillance (tension, glycémie, etc.), assistance à la toilette, prévention des escarres… Des infirmier(ère)s sont présents au minimum le jour, parfois la nuit dans les grandes structures.
- Interventions de kinésithérapeutes : prévention des chutes, maintien de la mobilité, rééducation.
- Accès à d’autres spécialités : ergothérapeutes, psychologues, orthophonistes selon les besoins et les structures.
En EHPAD, la moyenne nationale d’encadrement est de 60 à 65 équivalents temps plein pour 100 résidents (en incluant tout le personnel) – un chiffre à relativiser, puisqu’il varie d’un territoire à l’autre (Drees, 2022). La majorité des soins courants sont assurés sur place ; pour l’accès à des spécialistes, les établissements s’organisent selon les réseaux locaux.
Une attention particulière à la prévention
L’un des axes forts des établissements médicalisés est la prévention. On y met en place :
- Des programmes de prévention des chutes (exercices, adaptation de l’environnement…)
- La surveillance de la dénutrition ou des troubles cognitifs (tests réguliers, adaptation des menus…)
- La vaccination saisonnière ou adaptée (grippe, Covid-19, etc.)
Cette logique de prévention a montré son efficacité sur la qualité de vie des résidents : selon la HAS (Haute Autorité de Santé), les chutes graves baissent de 15 % chez les résidents suivant un programme d’exercices adapté [Source : HAS].