L’âge : une première condition, mais pas la seule
- Dans la majorité des cas, il faut avoir au moins 60 ans.
- Des dérogations existent, notamment en cas de handicap précoce ou de maladie invalidante (avis du Conseil départemental).
À noter : selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), l’âge moyen d’entrée en EHPAD en France est de 85 ans, l’admission peut donc intervenir bien plus tard que le seuil théorique.
Le degré de perte d’autonomie : le GIR comme boussole
L’entrée en EHPAD est réservée aux personnes n’étant plus suffisamment autonomes pour vivre seules. C’est le GIR (Groupe Iso-Ressources), défini par la grille AGGIR, qui sert d’outil officiel d’évaluation. Il classe la perte d’autonomie en 6 niveaux, de GIR 1 (dépendance très lourde) à GIR 6 (pleine autonomie).
- Sont principalement accueillis : les personnes classées GIR 1 à GIR 4.
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GIR 1 : Personne confinée au lit ou au fauteuil, nécessitant une présence continue.
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GIR 2 : Dépendance physique et/ou mentale sévère, besoin d’aide pour la plupart des actes de la vie.
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GIR 3 et 4 : Autonomie partielle, aide nécessaire pour plusieurs gestes quotidiens (toilette, habillage, prise de médicaments, repas…).
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GIR 5 et 6 : Les personnes ne sont pas prioritaires pour un accueil en EHPAD. Des alternatives seront alors proposées.
En 2022, près de 80 % des résidents étaient en GIR 1 à 3 selon l’INSEE.
Le dossier médical et social : une étape incontournable
L’admission est soumise à un dossier, souvent composé de :
- Un dossier médical complété par le médecin traitant ou hospitalier
- Un volet administratif (pièce d’identité, justificatif de domicile, attestation de sécurité sociale, etc.)
- Un dossier social, renseignant sur la situation familiale, les ressources, les besoins spécifiques
Pour aller plus vite, la plupart des EHPAD utilisent le dossier unique d’admission harmonisé sur tout le territoire – il est disponible sur service-public.fr.
Status médical particulier : troubles cognitifs, maladie d’Alzheimer…
Certains EHPAD ou unités protégées accueillent spécifiquement :
- Des personnes souffrant de maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson avancé)
- Des profils psychiatriques stabilisés, sous accord médical
L’évaluation médicale précise donc le bon type de structure d’accueil, parfois orientée vers une unité dédiée (PASA - Pôle d’Activité et de Soins Adaptés, UHR - Unité d’Hébergement Renforcé).